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Our Fifth and Sixth Birthdays in Mongolia

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Drôle de coïncidence que de fêter nos 5e et 6e mois de voyage à l’aéroport de Gengis Khan. Ce pays nous aura laissé des souvenirs exceptionnels et des plus inattendus ! Si  le mystère qui caractérise la nature mongole est palpable à chaque instant, la force de caractère des Mongol(e)s et leur gentillesse ne peuvent que donner l’envie de revenir.

Dans un environnement où la débrouillardise, l’ingéniosité et la persévérance sont des caractéristiques clés pour survivre au quotidien, on ne peut que tenter d’imaginer la vie de nos ancêtres à la Préhistoire. La découverte de leurs outils et de leur parure, preuves d’un site d’occupation, donne matière à réfléchir quant à leur organisation de leur vie ainsi que leur choix géographique d’habitat ou de chasse.

Un séjour dans la steppe mongole, rien de mieux pour mettre un préhistorien en condition pour comprendre nos ancêtres ^^

Our Fifth and Sixth Birthdays in Mongolia

 
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Publié par le 5 septembre 2014 dans Je travaille là !, Je visite aussi !

 

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Vivre et fouiller un mois dans la Taïga mongole (2): archéologie, découpage de mouton et tempête

Notre premier jour de fouille commence, hourra !
Le déblaiement du Pit 4 terminé, il révèle une superbe stratigraphie en 7 niveaux. Le travail peut commencer. Alors que Nicolas prépare la Station totale et nous donne un cours sur son fonctionnement, ses avantages et son utilité, l’équipe mongole* commence la fouille sur une nouvelle banquette de trois carrés d’un mètre sur un mètre. Bolorbat et le « professeur d’Histoire » (désolée je n’ai jamais su son nom) s’occupent du tamisage alors que Damien m’explique les découvertes et la stratigraphie de la tranchée. Deux heures plus tard, les premiers lithiques  apparaissent. Rythmés par le cri mélodieux du « Becket, lithic, bone » (chaque découverte, chaque seau de sédiments se voit octroyer un numéro de référence et une géolocalisation à la Station totale), la Station totale et le tamisage vont bon train.

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Les jours de la semaine se succèdent et le soleil bien présent permet un superbe avancement de la fouille. Pour notre quatrième jour nous sommes récompensés par la construction finale de la douche et la présence de sacs d’eau chauffés au soleil. En fin de semaine, un carré supplémentaire est ouvert dans le fond de la tranchée afin d’observer les laminations du paléolithique initial plus en profondeur. Ce nouvel espace de travail permet à Kevin, Damien et moi-même de fouiller à notre tour. Nous terminons la journée par un moment de détente tous ensemble. Alors que Kevin se lance dans un moment de taille expérimentale, le bruit du claquement des lithiques nous réunit tous autour de lui. L’envie de pratiquer se lit dans les yeux de chacun. Kevin nous initie et tout le monde tente l’expérience. Hotku et le « professeur d’Histoire » semblent avoir une dextérité naturelle pour ça. Minga essaie quant à lui la confection d’une petite pointe en forme de cœur pour sa petite amie. Après une heure ou deux, nous échangeons les places, pendant que les garçons font un peu de foot, Damien, Nicolas et moi rejoignons Kevin pour tailler à notre tour.

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Le lendemain, de retour au camp après une belle matinée de travail sous le soleil, voici notre deuxième mouton livré (vivant bien sûr) par notre voisin nomade. Son cheval « garé » près des yourtes, il partage le déjeuner avec nous. Il semblerait bien aimer la compagnie de notre cuisinière. Un délicieux repas de mouton, pâtes et légumes (carottes et pommes de terre, oui pour les Mongols ce denier est un légume), une bonne sieste et il est l’heure de s’occuper de notre pauvre mouton. Les Mongols n’aiment pas les effusions de sang et de plus il est récupéré pour le cuisiner.

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Notre professeur et Hosduren senior s’occupent du mouton avec l’aide de Turo et Minga. Il est impressionnant de voir que chacun sait ce qu’il doit faire et comment le faire, sans râler, sans dégoût.
Les images et les explications suivantes pourraient se révéler difficiles pour les âmes sensibles !
Couché sur le dos, une bâche sous lui, on lui tient les pattes. En moins d’une minute et sans un cri, une entaille de 20 cm est faite sous sa cage thoracique et la veine du cœur est pincée. En 20 secondes, notre mouton a rejoint le paradis des dieux de la steppe et nous sommes reconnaissants de ce sacrifice rapide.

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Hodsuren senior commence le travail en décollant, non sans un peu de force, la peau laineuse de notre mouton. Sectionnée au niveau du genou de chaque patte, la peau reste ainsi accrochée aux bouts des pattes ainsi qu’à la tête. Ensuite la tête sera détachée et mise de côté.

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Le professeur reprend le travail pour l’éviscération de l’animal. Avec Kevin nous sommes impressionnés par la taille de son estomac. En forme de cœur, ce dernier est absolument énorme. On peut dire que le mouton est un estomac sur pattes. Viennent ensuite les intestins qui sont mis dans un récipient à part ainsi que les poumons,  le cœur (tout petit) et le foie. Le pancréas ainsi que l’intestin grêle seront quant à eux laissés aux rapaces de la vallée. Pour notre baptême Bolorbat nous propose de partager un mets important, un petit bout de foie fraîchement sorti de notre mouton. Après dégustation, ce n’est pas mauvais, tiède, tendre et croquant à la fois, ça n’a pour moi pas beaucoup de saveur sur le moment même bien qu’ensuite vient un arrière goût légèrement acre (le suc gastrique me dit Damien). Mission 2 accomplie !

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Autour de nous, des récipients avec du crottin de cheval (rien à voir avec celui de chez nous, on dirait de la paille compactée et son odeur ressemble un peu à un encens) sont allumés afin qu’une fumée blanche se dégage pour éloigner les insectes volants le temps du découpage.
Alors que la découpe de la chair du mouton commence -côtes, os longs, épaules, etc. – avec un peu d’aide notre cuisinière commence le nettoyage des intestins et de l’estomac. Les intestins serviront d’emballage pour un boudin noir. La paroi de l’estomac est quant à elle rincée puis raclée. L’intérieur ressemblant plus à une moquette couleur herbe, il faut l’enlever pour pouvoir la manger. Orta se livre alors à une activité qu’il adore, la « cuisson » de la tête de mouton par chalumeau. J’en profite pour m’éclipser car je sais que la prochaine étape est la dégustation de museau. Il paraît que cela a un goût de jambon, mais je ne suis pas emballée.

……

Notre première semaine se termine par le samedi, notre journée de congé !

Pour fêter ça, chacun part en balade. Orta, Hodsuren senior, Delgermaa et les étudiants passeront la journée en ville. Pendant que Bolorbat reste au camp se reposer, Damien, Nicolas, Kevin et moi partons chacun de notre côté pour faire une petite randonnée en solitaire. Kevin va au nord-est chercher des fraises dans la forêt de sapins alors que je m’en vais du même côté pour gravir la colline. Nicolas et Damien partent quant à eux vers l’ouest dans les canyons des collines derrière notre site de fouille.

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Quelques heures plus tard je rentre au camp prendre une douche, et le ciel menaçant nous amène la pluie. Kevin est déjà de retour et Damien me suit peu de temps après. Le ciel devient sombre et le vent se lève. Dans ma tente, toutes mes affaires sont emballées dans des sacs plastiques mais le tonnerre gronde et la pluie est là. Je n’ai jamais vécu ça. Damien et Kevin rentrent tout ce qui est nécessaire dans les yourtes mais le vent devient terrible. Je vois notre douche s’arracher du sol et faire des tonneaux au loin. Les yourtes ont beau être basses pour éviter le soulèvement par le vent cela n’est pas suffisant, Bolorbat essaie de les maintenir au sol en accrochant des poids lourds au toon, cœur de l’armature. Munis d’un couteau Kevin et moi essayons de fermer les portes des yourtes. Je vois les perches du plafond de  la cuisine tomber les unes après les autres. Dans le labo, c’est sur ma tête que les perches tombent. Pendant que Kevin et moi tenons les unis, poteaux soutenant le toit, Damien met tout l’électronique et artefacts en os en sécurité. La grêle frappe les toiles de nos maisons et le sommet de notre labo n’est qu’à demi fermé, les garçons essaient de l’obstruer avec une bâche alors que Nicolas est toujours absent.

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Une brève accalmie nous ramène Nicolas au campement, sain et sauf. Trempés, nous allons vite mettre nos pantalons de fouille, bottes et Kway. La tempête reprend. Nos tentes sont inondées sauf celle de Kevin qui a tenu le coup. Dans l’obscurité de la yourte, nous sommes impressionnés par Bolorbat qui a quand même réussi à nous faire cuire une grosse cuisse de poulet chacun, ah la magie de la débrouillardise mongole ! Trois heures plus tard, l’orage est fini. Nous sortons de nos tanières et constatons le triste spectacle de notre campement. Il faudra tout remette en ordre. Heureusement cette année Bolorbat et Nicolas avaient investi dans de nouvelles toiles pour mettre par dessus les tissus en feutre et la bâche de protection.

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* Les étudiants mongols: Hodsuren junior, Turo, Hodku et Minga
* Bolorbat (le chef), Hodsuren senior (étudiant PhD en archéologie) et le « professeur d’Histoire »

Vivre et fouiller un mois dans la Taïga mongole (2): archéologie, découpage de mouton et tempête

 
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Publié par le 31 août 2014 dans Je travaille là !

 
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Vivre et fouiller un mois dans la Taïga mongole (1): archéologie et campement mongol

Je vous le présentais dans l’article précédent, j’ai eu la chance de participer à la fouille du site de Tolobor 16 dans le nord de la Mongolie. Alors comment ça se passe un mois de fouille là bas ? C’est l’aventure, c’est de la découverte, c’est du dépaysement et une vraie leçon de vie !

Voulez-vous en savoir plus ? Oui ? Alors, il était une fois Zeste & les archéologues en pays mongol…

Après nos quelques jours à Ulaanbaatar, nous changeons de logement pour la LG Guesthouse -que je vous recommande chaudement- où j’ai rendez-vous avec mon chef, Nicolas Zwyns*. Nous faisons connaissance autour d’un sandwich et j’écoute la présentation détaillée du site, des derniers résultats pas encore publiés et des corrélations possibles avec des analyses anthropologiques. Le bonheur de l’archéologie ! Une tasse de thé plus tard et je fais la rencontre de Bolorbat Tsedendorj**, et de Hodsuren sénior, son second, pour discuter organisation avec le grand départ.
Encore 36h d’attente avant de partir vers le site. En attendant, nous récupérons les deux membres de l’équipe internationale Damien Flas*** et Kevin Smith**** et faisons connaissance autour d’un bon petit plat.

Il est l’heure, 9:00 am, nos valises sont bouclées et nous embarquons dans le van tout terrain de notre chauffeur, Orta, accompagné de Bolorbat et de la deuxième seule femme du groupe, notre cuisinière, Delgermaa.

Si Damien et Nicolas ont l’habitude de la route, pour Kevin et moi c’est la découverte, l’excitation se lit sur nos visages. 9h de route pour traverser le nord du pays jusqu’à la vallée de Tolbor, non loin de la ville de Bulgan. Sur le rythme des musiques du mp3 d’Orta, on ne s’ennuie pas, yourtes, plaines verdoyantes, cavaliers à cheval, troupeaux de moutons, de chèvres, de vaches, de chevaux, ovoo, villages, montagnes rocheuses et vallées de sapins,… Kevin profite du trajet pour écrire ses premières impressions en Mongolie.

Un dernier arrêt au village le plus proche du site et nous entamons les 40 dernières minutes de route sur une vraie piste comme je les aime. C’est impressionnant ce que les chauffeurs asiatiques sont capables d’accomplir avec de pareilles voitures… nous cherchons le meilleur angle pour grimper la colline jusqu’au campement et… victoire nous y voilà !

Les jeunes étudiants mongols accompagnés de Hodsuren sénior sont arrivés avant nous avec le camion contenant toute l’infrastructure du campement dont les yourtes. Nicolas et Damien en profitent pour nous montrer le lieu de la fouille et les matières premières que Kevin pourra exploiter pour s’essayer à la taille.  Nous faisons également la connaissance du grand chef des Académiciens, Gunchinsuren Biamba et de son bras droit. Mr Biamba est de passage dans la région après avoir visité sa famille, ils resteront dîner et dormir sur place. Dans l’unique yourte opérationnelle, la cuisine a été sommairement montée pour nous permettre de manger un bouillon de pâtes assis en tailleur à la lumière de l’unique lampe de la soirée.

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Première nuit sous tente, je suis littéralement frigorifiée. Les cinq derniers mois sous les gosses chaleurs du sud-est asiatique ne m’ont pas préparée aux nuits fraîches de la steppe mongole et je ne suis pas très bien équipée. Il faudra un peu de temps pour m’habituer au changement de température. Il est 7h, l’heure de se lever et les sauterelles et grillons qui peuplent la plaine se chargent de faire nos réveils matin. La douche n’est pas encore construite, seuls nos deux petits « lavabos » permettent de se rafraîchir pour l’instant mais heureusement nous avons prévu un stock de lingettes pour bébé. Kevin et moi prenons notre premier petit déjeuner mongol: tranches de saucisse à la poêle, thé, tranches de pain et de cornichons et la soupe de gras de mouton. Mission 1 accomplie !
Nos premières journées seront réservées au montage de tout le camp (les trois yourtes, les tables et bancs, la douche, les toilettes, la cuisine, le laboratoire, les lumières) et à l’ouverture du site qui fut bâché et rempli du sédiment tamisé l’année précédente.

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Le soir venu les garçons ont pitié de moi tellement je grelotte. Le vent frais venant de la Sainte Mère Russie rafraîchit cette journée ensoleillée qui fut si douce. Kevin me prête sa doudoune et Nicolas me trouve un gros sac de couchage supplémentaire type armée. Bien que nous ne pouvons voir le coucher du soleil derrière les collines, le ciel est magnifique, teinté de mauve, je pense aux couchers de soleil de chez moi et à Emmy à qui cette couleur aurait tant plu. Nous essaierons de capturer cet instant mais seul l’esprit restera fidèle à ce moment.

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* Nicolas Zwyns: PhD du Departement of Human Evolution, Max Planck Institue for Evolutionary Anthropoly, Germany, et professeur à l’Univrersity of California, Devis, USA.
** Bolorbat Tsedendorj: le chef de l’équipe mongole et PhD en archéologie de l’Institute of archaeology MAS d’Ulaanbaatar, Mongolia.
*** Damien Flas: double PhD du FRS-FNRS de l’University of Liege, Belgium.
**** Kevin Smith: étudiant PhD en taille expérimentale de l’University of Californie, Devis, USA.

Vivre et fouiller un mois dans la Taïga mongole (1): archéologie et campement mongol

 
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Publié par le 25 août 2014 dans Je travaille là !

 

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Présentation – Fouille archéologique dans la Vallée de Tolbor, Mongolie

Durant un mois j’ai eu la chance de participer aux fouilles archéologiques, entreprises il y a maintenant quatre ans, sur le site paléolithique mongol, Tolbor 16. Ci-dessous je vous fais une petite présentation du site ; la vie sur place et les aventures d’un mois dans la Taïga sont dans l’article suivant. Vous pouvez retrouver la discussion finale de l’article 2013 via le lien en bas de page, cependant je vous conseille d’attendre les dernières conclusions de 2014.

Présentation du site de fouille

« Le site de Tolbor 16 est situé dans le Ikh Tulberiin Gol (la vallée de la rivière Tolbor), à environ 7 km de sa confluence avec la Selenga. Cette dernière rivière s’écoule vers le Nord pour rejoindre le lac Baïkal et constitue un axe important de circulation à travers les monts Saïan et les monts Yablonoi.
Le site a été découvert et sondé en 2010 et est fouillé depuis 2011. Les résultats préliminaires de ces travaux indiquent notamment la présence de plusieurs occupations datant des phases anciennes du Paléolithique supérieur. La succession de deux complexes y apparaît probable, succession similaire à celles de sites voisins, tel Tolbor 4, avec une industrie du Initial Upper Palaeolithic datée vers 40.000 BP, suivie par l’industrie du Early Upper Palaeolithic aux environs de 34-33.000 BP.
Les données récoltées à Tolbor 16 vont permettre de tester différentes hypothèses concernant l’existence de ces deux phases, leurs homogénéités à travers l’Asie septentrionale (entre les monts Altaï, le lac Baïkal et le Nord de la Mongolie) et la reconnaissance de la Selenga en tant qu’axe de circulation pour les populations du début du Paléolithique supérieur. » *

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Les objectifs de la mission

Sur la base d’une abondante production lithique dans les sites du Paléolithique supérieur en Mongolie et dans l’Altaï, l’analyse des différences, des similarités ainsi que des variabilités dans ces régions pourrait refléter une unité techno-complexe. La difficulté réside dans l’interprétation d’une production lithique encore peu étudiée et relativement vague pour cette période de la Préhistoire.

La seconde hypothèse de recherche est l’étude de la vallée de la rivière Selenga en tant que corridor potentiel ayant favorisé les mouvements des populations au Paléolithique supérieur sur base de la position des sites de fouilles, de leur artefacts ainsi qu’en prenant en compte les avantages géographiques de cette vallée.

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Méthode de travail

« Une station totale est utilisée pour dresser la carte de la topographie générale du site, les caractéristiques anthropogéniques et enregistrer les artefacts de plus de 2 cm de long. Lorsque cela est possible, l’orientation et l’inclinaison de l’axe long des artefacts sont mesurées. Les sédiments quant à eux sont tamisés dans un tamis d’une maille de 2 mm. Des emplacements types ont été enregistrés avec la station totale. Cette méthodologie a été ajustée pour augmenter la résolution d’enregistrement de données, la formation de documentation du site et des processus anthropogéniques (par exemple. McPherron et Plantoir, 2002; Nigst et d’autres., 2008).

La documentation graphique consiste en images numériques geo-localisées, la cartographie faite à la main et numérique, et des croquis situationnels. L’utilisation de cette méthodologie standardisée tient compte de la comparaison entre les résultats de Tolbor et les sites après les mêmes protocoles. » **

Bref aperçu de la stratigraphie, taphonomie et artefacts (voir l'article pour plus de détails)

La stratigraphie de Tolbor 16 a été divisée en 7 unités distinctes dont le sommet débute par les couches 1, 2 et 3.
A quelques exceptions près, les couches 1, 2 et 3 ont été révélées stériles. Les traces claires d’une occupation humaine apparaissent dans la couche 4 où les artefacts ont été probablement dispersés suite à un processus sédimentaire à basse énergie. Les artefacts sont en nombre plus important dans les couches 5/6 néanmoins « la distribution, des découvertes, combinée avec la forme de l’unité sédimentaire, indique clairement des mouvements post-dépositionels ». La couche 7 est de la loin la plus riche de la stratigraphie. Elle a révélé des outils lithiques sur 40 cm d’épaisseur ainsi que des ossements. Une preuve possible d’un foyer a également été découverte dans le Piet 1.

Des ossements et des dents ont également été mis au jour dans les couches 6 et 7. Leurs analyses ont permis d’identifier la présence d’Eqqus sp. dans les deux strates ainsi que la présence d’un grand bovidé dans la dernière. En 2013, les couches 4 et 7 ont révélé des perles en os d’autruche. Un peu moins de 10 000 artefacts ont été découverts ces dernières années dans les Piet 1 et Pit 4 (la tranchée principalement travaillée en 2014) dont les matières premières sont généralement des roches métamorphiques (aleurolite/siltstone) ainsi que des roches telles que le basalte et la rhyolite. La présence abondante de nucleus et nucleus préformés montre que la taille avait lieu sur le site même. Les lames ainsi que les éclats sont à 64% non corticale. Les outils retouchés et les lames sont les outils dominants deTolbor 16.

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Datations

« Le rapport Paléolithique de la Vallée Tolbor est remarquablement riche mais seulement une poignée de dates au radiocarbone a été obtenue sur l’os et les échantillons de coquilles d’œuf d’autruche dans deux laboratoires différents. Un des objectifs du projet actuel doit obtenir des résultats comparables pour certains des sites clés dans la vallée en utilisant une méthodologie standardisée. Ceci augmentera à son tour la résolution de l’ordre régional proposé par Gladyshev et d’autres chercheurs.

À Tolbor 16, actuellement, la première date obtenue pour la partie supérieure de la couche 7 indique un âge de 33,320 ± 180 BP (37,698 ± 641 Cal BP). Un résultat seul est insuffisant pour fournir une attribution chronologique précise pour la couche 7 comme cela doit présenter un âge minimal pour l’occupation sous-jacente. De façon intéressante, ce résultat tombe dans la gamme inférieure des nouvelles dates obtenues pour la couche 7 à Tolbor 15 (entre 37.5 et 40.5 Cal ka BP). » **

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* source: http://web.philo.ulg.ac.be/prehist/tolbor-mongolie/
** source & photos: Zwyns, N., et al., The open-air site of Tolbor 16 (Northern Mongolia): Preliminary results and perspectives,Quaternary International (2014), http://dx.doi.org/10.1016/j.quaint.2014.05.043

Présentation – Fouille archéologique dans la Vallée de Tolbor, Mongolie

 
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Publié par le 22 août 2014 dans Je travaille là !

 

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Visites à Ulaanbaatar (Oulan-Bator) et le Naadam

Visites à Ulaanbaatar (Oulan-Bator)

Le musée d’Histoire national mongol est un lieu très intéressant et bien agencé. Les collections sur la préhistoire et la protohistoire sont particulièrement riches et très bien expliquées en comparaison de celles que j’ai vues ces derniers mois. Costumes des différentes ethnies, sites de fouilles, la vie des nomades et l’histoire de Gengis Khan nous sont contés, offrant un superbe aperçu du pays au fil du temps.

Le Monastère Gandan Khiid est l’un des plus importants du pays. Il fut érigé en 1838 mais les conflits de 1937 furent la cause de sa détérioration. A la demande d’Henry Wallace en 1944 -vice-président des Etats-Unis- le Premier ministre mongol, Khorlogyn Tchoïbalsan, le fit rénover afin de masquer les saccages subis par le patrimoine religieux (début XIXe siècle, Ulanbataar possédait une centaine de temples et monastères pour servir les 50 000 citoyens). Ce monastère fut un édifice témoin jusqu’à la reprise des cérémonies et de la pratique ouverte du bouddhisme par les Mongols. Aujourd’hui il accueille 600 moines.

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Le mémorial de Zaïsan est un peu décentré. Situé dans la périphérie sud de la ville, il est facile d’accès grâce au bus n°7 (500 MNT). Construit sur une colline par les Russes en la mémoire des « soldats et héros inconnus » des guerres passées, on peut y admirer une superbe vue panoramique de  la capitale et le cirque de montagnes qui l’entoure.

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Qu’est-ce que le Naadam ?

Le Naadam est un événement important et diversifié qui se déroule sur plusieurs jours. La capitale le fête du 11 au 13 juillet, débordant sur quelques jours pour se reposer, mais chaque ville et village du pays s’organise indépendamment. Le Naadam est le temps estival mongol où l’on célèbre les jeux guerriers tels que la lutte, le tir à l’arc et les courses de chevaux. Bien que toutes les familles y participent d’une manière ou d’une autre, les plus authentiques se situent dans les villes en dehors d’Ulaanbaatar.

La lutte mongole ressemble à ce que nous connaissons à quelques variantes près. Pour commencer il n’y a pas de catégorie de poids. Le lutteur remporte le combat lorsque l’adversaire tombe ou touche le sol avec une partie du corps autre que la plante des pieds ou les paumes de main ouvertes. Les matchs dans la steppe peuvent durer plusieurs heures sauf à Ulaanbaatar où un laps de temps de trente minutes est instauré. La tenue des lutteurs se compose d’une sorte de culotte de sumo ainsi que d’une « veste » courte où les bras sont couverts mais la poitrine visible. La légende raconte que la tenue des lutteurs fut redessinée après un fâcheux événement : Alors que « Koulilaï Khan* règne sur la Chine, son cousin Khaidu continue de le combattre depuis l’Asie Centrale aidé par sa sœur Khutlun dans la pure tradition mongole. D’après Marco Polo, qui l’appelait Aiyaruk, sa beauté n’avait d’égale que sa force Elle l’emporte à la lutte sur tant d’hommes que depuis les lutteurs mongols revêtent un gilet ouvert pur éviter toute ambiguïté quant à leur genre. » Lonely Planet, La Mongolie, 2011.

Le Naadam est également un moment important pour observer les célèbres courses de chevaux mongols, car toute personne possédant un cheval participe à la fête. Sur une distance variant entre 15-30 km, les jeunes jockeys de 5 à 12 ans feront aller leur monture jusqu’à l’épuisement afin d’arriver premier. Les chutes sont fréquentes et il arrive que l’enfant et/ou l’animal ne s’en relèvent pas. Les vainqueurs quant à eux sont adulés. Le cheval sera appelé tümnii ekh (chef des 10 000), sa sueur sera récupérée par la foule -pour ses vertus propitiatoires- et conservée jusqu’à l’année d’après. Les cinq premiers vainqueurs devront boire un aïrag (lait de jument fermenté). Et pour n’oublier personne, le cheval âgé de deux ans arrivé dernier aura droit à un chant de compassion.

*Koubilaï : descend de Gengis Khan, il prend en 1271 le titre d’empereur de Chine et fonde la dynastie des Yuan.
*Khan : chef ou roi
*Khagan/Khaan : empereur ou Grand Khan

Quelques mises à jour du Lonely Planet Mongolie (2011)

Musée des Sciences naturelles

Actuellement fermé. Un nouveau musée, près du cinéma dans le nord-ouest de la ville, est en cours de construction pour mettre en valeur la superbe collection d’ossements et d’œufs de dinosaures du Gobi.

Musée d’Histoire national

Prix d’entrée: 10 000 MNT
Normalement nous devons payer un supplément (5000 MNT) mais personne ne vérifie si vous avez payé.

Monastère Gandan Khiid

Prix d’entrée: gratuit

Shopping

State Departement Store (Peace Avenue):

  • Pharmacie
  • Cosmétiques et bijoux
  • Magasins d’impressions de vos photos
  • Fleuristes
  • Supermarché
  • Vêtements enfants, sport, femmes et hommes
  • Cachemire et cuir
  • Librairie et papeterie
  • Magasins de souvenirs (le mieux fourni de la ville)
  • Petite restauration
  • Electronique

Le Grand Magasin d’Ulaanbaatar (Peace Avenue, à 5 min du Departement Store vers l’ouest):

  • Cosmétiques et parfumerie de luxe
  • Vêtements et chaussures
  • Location/achat de scooter
  • Lingerie
  • ATM (au -1)
  • Supermarché chic avec davantage de produits familiers pour les touristes (au -1)

Grand Plaza (Peace Avenue, vers l’ouest à 10-15 min du Departement Store):

  • ATM (au -1)
  • Supermarché
  • Magasins de souvenirs
  • Vêtements, chaussures et lingerie
  • Magasin de vaisselle et ustensiles pour la cuisine et la maison
  • Petite restauration

Librairie Papillon: je ne l’ai malheureusement pas trouvée. Il est possible qu’elle ait déménagé.

Xanadu:

  • Le Lonely Planet écrit « vend principalement des Lonely Planet » disons qu’ils vendent 3-4 sortes de Lonely Planet maximum.

Mary & Martha:

  • Magasin de souvenirs qui lutte contre la pauvreté et l’exploitation des femmes et des enfants en Mongolie. Jolis produits pas chers.

Books in English:

  • Toujours d’actualité, en face du Departement Store, le seul endroit que je connais qui vend des romans, livres touristiques et guides d’occasion en anglais.

Musique:

  • En face du Département Store se trouve une petite place. Prenez le trottoir de droite sur 50 mètres et vous trouverez un disquaire avec les dernières nouveautés de la Pop, Rap et chants traditionnels mongols.

Restaurants

California (Seoul Street):

  • Après un mois à manger du mouton, ce fut mon coin de paradis. Excellents plats européens et mongols pour un prix très raisonnable.
  • Le supermarché contigü offre la possibilité d’acheter des sandwichs faits au quotidien, des plats préparés frais et des sushis.

Sur Tserenporj Street, la petite place face au Departement Store: dans le cabanon rose, glaces au yogourt, melon, etc. pour 3000 MNT.

Coffee Bene (au rez-de-chaussée du Shopping Max Mall sur Peace Avenue vers l’Ouest): café, sandwichs frais, pâtisseries, glaces, etc.

Les restaurants mongols sont également très sympas, je suis désolée j’en ai oublié le nom.

Visites à Ulaanbaatar (Oulan-Bator) et le Naadam

 
 

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Ulaanbaatar (Oulan-Bator), nous voilà !

Zeste et moi avons quitté le Vietnam à bord de la confortable compagnie aérienne Korean Airlines. Après 15h de « visite » de l’incroyable aéroport de Seoul, nous foulons le sol mongol la nuit du 12 juillet sous la lumière de la Lune. Une dame de la guesthouse Danista Nomads Tours nous attend ainsi qu’une jeune étudiante coréenne venue se ressourcer loin de nos univers informatisés.

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Petit défilé dans l’aéroport de Séoul

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Après une bonne nuit de sommeil, c’est parti pour s’imprégner de ce tout nouvel environnement. Si mon arrivée en Birmanie, il y a quelques mois, fut un premier choc culturel, mes premiers pas en Mongolie en sont le second temps fort. J’arrive en plein Naadam* (et fête de l’Indépendance), toutes les villes du pays fêtent ce grand événement et Ulaanbaatar profite de l’occasion pour s’octroyer quelques jours fériés.

Bien qu’il s’agisse de la fin des festivités, j’ai la chance de voir les derniers défilés sur la place centrale de Sükhbaatar. Acrobates du cirque mongol et défilés en costumes traditionnels font la joie des petits et grands. Les familles se sont déplacées au grand complet afin de faire une belle photo de famille en costume mongol loué ou acheté pour l’occasion. Le plus drôle est de voir le choc des époques surtout chez les femmes, vêtues des tenues traditionnelles mais conservant leur sac à main et les talons hauts à la mode.

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Après un petit tour dans les environs, je retourne à ma guesthouse en passant devant le State Departement Store. Il s’agit du plus gros centre commercial du pays (il y en au minimum 5 autres avec TOUT ce que vous désirez) composé de cinq étages. Un vrai divertissement en soi, vous y trouverez un supermarché avec tous les produits que nous connaissons en Europe et des produits russes, américains et surtout chinois (dont les fruits frais), des marques de sport pour s’équiper aux randonnées et nuits froides de la steppe mongole, des cosmétiques, une pharmacie, des fleurs, du cachemire et du cuir, des habits pour enfants, de l’électronique, de la vaisselle, et de la lingerie, une librairie avec un petit rayon pour les touristes sur le pays ainsi que le mieux équipé des magasins de souvenirs de la ville (caché au 5e étage, après le rayon papeterie). De quoi vous occuper un petit temps.

Sur le chemin du retour, après avoir acheté quelques fruits, je fais malheureusement l’expérience des ravages de l’alcool sur les mongols. Assis à un arrêt de bus, quelques hommes discutent de la vie. Sans leur prêter attention je continue mon chemin jusqu’à ce que l’homme ivre m’arrache les pommes des mains. D’une force fulgurante, je suis obligée de lâcher prise. Je reste là quelques secondes me demandant ce qui vient d’arriver. Je me retourne pour protester et là mon voleur me fait pitié. Sous l’emprise de l’alcool, c’est indiscutable, il serre entre ses bras mon sachet de pommes tel un enfant affamé. Il n’a pas pris mes autres fruits que j’avais dans la même main, il n’a pas touché à mon sac, juste les pommes. Je fais mine de m’approcher pour les récupérer, peut-être, mais les autres hommes me font signe d’un air désolé de ne pas essayer. Je repars toute penaude sans mes pommes et un peu chamboulée.

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Alors si je devais vous décrire Ulaanbaatar je dirais que j’ai la sensation de retrouver des cousins des Birmans par leur visage et la couleur de leur peau au soleil. Dans une ville de la vielle Russie, des bâtiments soviétiques de toutes les couleurs rivalisent avec les dernières tours en verre. Des centres commerciaux peuplent toute la ville alors que de petits magasins de quartier sont en profusion, près de chaque maison, chaque sous-sol. Bus et métro bleu se faufilent dans une ville où le 4×4 et les Van tous terrains sont rois. Le soleil est omniprésent et la chaleur aussi, le tout rafraîchi d’un vent frais du nord. Il y fait sec et les montagnes verdoyantes ne sont jamais loin de nous. Un fossé social est bien visible. Alors que la jeunesse dorée à la peau blanche est habillée à la dernière mode européo-américaine embaumée des nouvelles fragrances Chanel et Dior, mangeant dans les derniers restaurants branchés, le visage bronzé des gens plus modestes aux habits bon marché multicolores vendant des fruits, des cosmétiques et des lunettes de soleil à la sauvette font également partie de cette société pas si différente de la nôtre. Les enfants des rues sont nombreux et l’alcool –vodka ou kumis- inhibe les esprits des plus pauvres pouvant aller jusqu’à des corps à corps dans la périphérie (pour en avoir été témoin, sachez qu’il vaut mieux ne pas se disputer avec les Mongols, hommes ou femmes). L’ambiance est unique, la police veille, les bonnes adresses y sont nombreuses, il y fait bon vivre -l’été du moins (-40°C l’hiver)- et ils sont les premiers à venir vous aider.

* explication du Naadam dans l’article suivant

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Ulaanbaatar (Oulan-Bator)

 
 

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En passant

 Le Nord-Est Vietnam (Fin) : circuit avec Asiatica Travel

" Sur la trace des photographes du Nord-Est": Halong Bay (Baie d'Along)

Dix jours plus tard, ce grand circuit en compagnie de notre guide, Huan, et notre chauffeur, Son, s’achève à Halong Bay ! Un ‘au revoir’ timide et rapide et nous embarquons sur le bateau navette avec une dizaine d’autres voyageurs pour rejoindre notre « petite » jonque, Margueritte. Le capitaine et tout l’équipage sont là pour nous saluer. L’intérieur est smart et confortable, sofa beige, grandes tables et parquet en bois laqué, petit bar et terrasse équipée de transats sur le toit. On s’y sent bien. Alors que nous déjeunons et faisons connaissance avec de jeunes businessmen de New York et Sydney travaillant à Singapour, notre jonque met les voiles sur Halong Bay. Le temps file et nous jetons l’ancre devant l’île de Bo Hon qui abrite l’une des trois plus belles grottes de la baie, la grotte des Surprises.

La grotte des Surprises (grotte Sung Sot) est une attraction majeure d’Halong Bay. Culminant à 25 mètres de hauteur, une petite ascension est nécessaire pour l’atteindre. Elle se compose de deux chambres principales -les noms varient selon les guides- dont la première est particulièrement originale avec son plafond à 30 mètres de haut composé de superbes cupules. Bien que la grotte jouit d’un éclairage multicolore -dont les asiatiques sont très friands- cela ne gâche en rien la beauté des lieux. Mais pourquoi la grotte des « Surprises » ? L’histoire courante est qu’un amiral français aurait, lors de sa découverte, été surpris par la grandeur (10 000 m²) et la beauté des lieux ; une autre histoire raconte qu’autrefois la grotte s’appelait la grotte des Merveilles et qu’elle fut découverte par une exploratrice française. Lors de sa visite elle aurait été impressionnée par la forme d’une des concrétions… voyez-vous ?

Halong Baye est quant à elle située dans le golfe du Tonkin. Sa superficie s’étend sur 1500 km² qui regroupe environ 1600 îles et îlots karstiques. Ce site exceptionnel fut inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994.
Le relief karstique qui caractérise Halong Baye daterait d’environ 543-250 millions d’années. Le site situé en haute mer se serait formé à la suite d’une épaisse couche de sédiments que les mouvements de la croûte terrestre auraient fracturée, permettant l’érosion des pics rocheux par la mer. Les grottes auraient été creusées progressivement par les pluies et les rivières souterraines. « La baie d’Ha-Long est l’une des régions les plus considérables de Fengcong (groupes de pitons de forme conique) et de Fenglin (tourelles isolées) karstiques. Une abondance de lacs occupant des dolines submergées, et dont certains semblent faire l’objet de marées, sont l’un des éléments distinctifs du fengcong karstique. » *

Selon la légende, Halong Baye serait né de l’action d’un dragon. Le dragon serait descendu sur terre pour tenter de dominer les courants marins mais durant la lutte, sa queue aurait entaillé la montagne. L’eau serait montée, ne révélant que les sommets des pics les plus élevés. Ainsi Ha Long Bay en vietnamien signifie « descente du dragon ».

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Photo d'E.W.

Photo d’E.W.

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Après une petite baignade dans la baie (attention aux peaux sensibles, la pollution est très importante), nous retournons sur le bateau pour savourer notre dîner de luxe. Le lendemain matin, l’ensemble des voyageurs s’en va et seules Emmy et moi restons une seconde nuit sur la jonque. Durant la journée, un bateau de la compagnie Tonkin Cruise vient nous chercher pour une journée découverte et kayak, loin des points d’ancrages des multitudes de bateaux. Bien que la pluie reste présente, le paysage est toujours fascinant. La brume du matin enveloppe les pics rocheux d’un fin voile blanc alors que nous apercevons le soleil au loin. Nous partageons cette journée avec un très sympathique couple d’américains, Helene et Ducan, accompagnés de leur guide. Dans nos kayaks nous sommes seuls, pas un bruit aux alentours, pas un bateau, juste nous et deux-trois pêcheuses ramassant des coquillages sur les parois rocheuses. Alors que nous naviguons tranquillement, nos kayaks glissent à quelques dizaines de centimètres des coraux, levé de pagaies, pas question d’abîmer quoi que ce soit. Une baignade puis un agréable repas de fruits de mer et poissons nous attend pour le lunch. Après un changement de point d’ancrage, nous reprenons les kayaks avant d’aller visiter une ferme ostréicole.

Photo d'E.W.

Photo d’E.W.

Photo d'E.W.

Photo d’E.W.

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De retour sur la jonque nous faisons connaissance avec les nouveaux voyageurs ainsi qu’avec le nouveau guide vietnamien. Ce fut une des meilleures soirées que j’ai connues au Vietnam. Tous ces gens étaient fabuleux, chaleureux et pleins de joie de vivre. Allemands, Américains, Australienne, Espagnoles, Suisse et Françaises, tous autour d’une superbe table où le chef de cuisine s’est donné du mal pour nous concocter des mets de luxe ; en l’absence du capitaine, l’équipage était détendu et excellent. Nous avons partagé nos expériences de voyages, parlé un petit peu de notre travail, échangé des conseils pour la suite et beaucoup ri. Le lendemain matin, cours de cuisine (décoration florale et préparation de nems) avant de rentrer sur terre.

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C’est en beauté qu’Emmy, Zeste et moi clôturons notre fabuleux séjour au Vietnam !

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Si j’ai lu beaucoup d’articles de voyageurs mécontents de leur séjour au Vietnam, je peux dire que pour Emmy et moi ce fut un vrai bonheur. Peut-être avons-nous eu de la chance de tomber sur des gens géniaux, peut-être qu’être deux fut notre force pour rester positives et motivées tout le long du parcours, peut-être sommes-nous plus lucides/compréhensives/ouvertes d’esprit à cette différence de culture, ayant découvert leur voisin, peut-être n’étions- nous pas trop fatiguées et prenions-nous notre temps pour savourer nos découvertes ? A vous de voir mais c’est avec plaisir que je vous recommande ce grand pays !

 

* source: http://whc.unesco.org/fr/list/672/

Le Nod-Est Vietnam (Fin) – circuit avec Asiatica Travel: Halong Bay

 
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Publié par le 8 août 2014 dans Je visite aussi !

 

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